Définir la politique
Le gouvernement, le ministère ou le législateur fixe les priorités, les obligations, les budgets et le cadre juridique.

Identifier l’institution compétente est la première étape de toute vérification. Une agence peut évaluer un produit sans prendre la décision juridique finale ; un ministère peut fixer la politique sanitaire sans instruire les signalements ; un organisme de santé publique peut surveiller une maladie sans autoriser les médicaments.
Le mot « autorité sanitaire » recouvre plusieurs missions. Pour établir qui savait quoi, qui pouvait agir et qui devait publier, LDDF sépare systématiquement les fonctions suivantes.
Le gouvernement, le ministère ou le législateur fixe les priorités, les obligations, les budgets et le cadre juridique.
Des équipes scientifiques examinent la qualité, l’efficacité, la sécurité et le rapport bénéfice-risque du produit.
Une autorité compétente ou une institution politique adopte la décision permettant la mise sur le marché selon la procédure applicable.
Les systèmes de pharmacovigilance recueillent, évaluent et agrègent les signalements après l’autorisation.
Les organismes de santé publique et comités d’experts formulent des recommandations d’utilisation, de vaccination ou de prévention.
Inspections, retraits, sanctions, juridictions et mécanismes d’indemnisation interviennent selon des règles distinctes.
L’OMS élabore des normes et lignes directrices internationales, accompagne les autorités et évalue leurs capacités. Son dispositif « WHO Listed Authority » reconnaît des autorités ou réseaux réglementaires répondant à des critères de performance.
Dans l’Union européenne, l’EMA coordonne l’expertise scientifique du réseau, les autorités nationales participent aux évaluations et la Commission européenne adopte les décisions contraignantes de la procédure centralisée.
L’autorité nationale réglemente les médicaments, vaccins ou dispositifs selon le droit du pays. Elle peut autoriser, inspecter, publier des alertes, imposer des modifications et recueillir les déclarations.
Instituts de santé publique, centres régionaux, hôpitaux, professionnels et registres produisent ou transmettent les données utiles. Ils ne disposent pas nécessairement d’un pouvoir d’autorisation.
La formule « autorisé par l’Europe » est trop imprécise. Pour la procédure centralisée, l’EMA rend une évaluation scientifique ; la Commission européenne adopte la décision de mise sur le marché. Les autorités nationales fournissent des experts, surveillent les produits et restent compétentes pour de nombreuses procédures et essais cliniques.
| Institution | Fonction principale | Document à rechercher | Limite à garder en vue |
|---|---|---|---|
| EMA | Coordination de l’évaluation scientifique et de la pharmacovigilance européenne. | Avis scientifique, rapport public d’évaluation, recommandations des comités. | L’Agence ne prend pas seule la décision juridique centralisée. |
| Commission européenne | Décision juridiquement contraignante après l’avis scientifique dans la procédure centralisée. | Décision d’exécution et annexes de l’autorisation. | La décision s’appuie sur le processus scientifique et juridique documenté. |
| Autorités nationales | Procédures nationales, participation au réseau, inspections et surveillance. | Registre national, rapport d’agence, bulletin de sécurité, décision locale. | Le partage des compétences varie selon le produit et la procédure. |
| Instituts de santé publique | Surveillance des maladies, recommandations et données populationnelles. | Rapport épidémiologique, recommandation, protocole d’étude. | Une recommandation sanitaire n’est pas une autorisation de mise sur le marché. |
Chaque dossier détaille ses propres autorités, registres et niveaux de preuve. La sélection ci-dessous est volontairement non exhaustive et ne réduit pas chaque système à une seule agence. L’index général des dossiers pays demeure la référence évolutive pour l’ensemble des pays publiés.