« Le refus d'un traitement est un droit fondamental, absolu et protégé par la loi. Il ne peut entraîner aucune sanction, pression ou perte de droit. »
Définition & portée
Le droit de refus est peut-être le plus fondamental de tous les droits du patient. Il affirme que aucun acte médical ne peut être imposé à votre enfant sans votre consentement libre, sauf dans des situations d'urgence vitale documentée et limitée dans le temps. Ce droit est absolu, inconditionnel et ne peut être contourné par aucune pression institutionnelle ou professionnelle.
Refuser un traitement n'est pas un abandon de soins. C'est l'exercice d'un droit légal qui oblige le professionnel de santé à continuer à vous accompagner, à proposer des alternatives et à documenter votre refus dans le dossier médical — sans jugement ni menace de rupture de soins.
Fondements juridiques
Le patient a le droit de refuser une intervention. Ce refus doit être respecté dès lors que le patient a été dûment informé des conséquences pour sa santé. Ce refus peut être consigné par écrit à la demande du patient.
Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. Celle-ci peut, à tout moment, librement retirer son consentement.
Dans les cas où le refus parental est susceptible de mettre gravement en danger la vie de l'enfant, le médecin peut saisir les autorités judiciaires. Ce recours est exceptionnel, soumis à contrôle judiciaire et ne s'applique pas aux situations ordinaires de désaccord thérapeutique.
Le refus d'un traitement spécifique ne peut entraîner la suppression des remboursements pour les soins alternatifs acceptés ni créer une discrimination dans l'accès aux soins de santé de base.
Jurisprudence
La CEDH a reconnu que le droit à l'autonomie personnelle comprend le droit de refuser un traitement médical, même vital. L'État ne peut imposer des soins contre la volonté exprimée d'un individu capable de discernement sauf dans des circonstances exceptionnelles.
Droit au refus = droit fondamental CEDH Art. 8Un établissement hospitalier avait exercé des pressions sur des parents ayant refusé un traitement pour leur enfant, menaçant un signalement judiciaire infondé. Le tribunal a condamné la pression psychologique exercée sur les parents comme constitutive d'une atteinte à leur droit au consentement.
Pression pour obtenir le consentement = fauteLa Cour a rappelé que le refus de soins documenté dans le dossier médical ne peut servir de base à une procédure judiciaire de déchéance parentale en l'absence d'autres éléments caractérisant une maltraitance ou un abandon.
Refus de soins ≠ maltraitance automatiqueQuestions fréquentes
Ressources pratiques