Charte du Consentement Éclairé — Personnes Vulnérables en Établissement — Le Droit des Faits
Document Citoyen · Version 1.0 — Juin 2026

Charte du Consentement Éclairé — Personnes Vulnérables en Établissement

Maisons de repos · Établissements psychiatriques · Centres pour personnes handicapées · Personnes sous protection judiciaire
Fondé sur le droit positif belge, français, suisse, québécois et international  ·  © Le Droit des Faits
Diffusion libre · Belgique · France · Suisse · Québec · Francophonie
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Cette charte s'adresse aux proches aidants, aux familles, aux représentants légaux et à toute personne impliquée dans les décisions médicales concernant un parent en maison de repos, un proche hospitalisé en psychiatrie, une personne placée en établissement pour personnes handicapées, ou toute personne bénéficiant d'une mesure de protection judiciaire.

Elle formalise des droits que ces personnes vulnérables possèdent déjà, en vertu du droit positif belge, français, suisse, québécois et international. Ce document est libre de diffusion et d'utilisation.

Contexte Institutionnel Documenté
Point documentaire — Vaccin grippe ARNm et personnes en établissement

En France, le vaccin antigrippal actuellement administré en EHPAD reste un vaccin inactivé conventionnel (haute dose EFLUELDA pour les 65 ans et plus). Le vaccin à ARNm contre la grippe saisonnière n'existe pas encore en pratique clinique : Pfizer a publié les résultats de son essai de phase 3 (NEJM, nov. 2025), mais des experts indépendants ont documenté des omissions dans cet essai, notamment des données de mortalité et d'insuffisance rénale masquées chez les seniors.Partiel

Moderna a déposé sa demande d'autorisation le 5 janvier 2026 aux USA, en Europe, au Canada et en Australie — la FDA a refusé de l'examiner en février 2026. En Europe, l'EMA a recommandé le 26 février 2026 l'autorisation du mCombriax pour les adultes de 50 ans et plus. À surveiller : si ce vaccin combiné venait à être recommandé ou rendu obligatoire en EHPAD, il constituerait une extension sans précédent de la technologie ARNm à une population particulièrement vulnérable, sans antécédents de sécurité à long terme dans ce groupe spécifique.Sous recherche active

Acte I
Bases Juridiques Fondamentales

I.Bases juridiques fondamentales

Textes fondateurs — Droit international et national
Acte II
Les Quatre Situations Couvertes

II.Les quatre situations couvertes

Maison de repos / EHPAD / EMS / CHSLD

Belgique : MR-MRS · France : EHPAD, USLD · Suisse : EMS (établissements médico-sociaux) · Québec : CHSLD, RPA. Le consentement de la personne reste premier même en présence de troubles cognitifs légers. La famille n'a pas automatiquement de pouvoir de décision médicale sans mandat ou mesure judiciaire.

Établissement psychiatrique

En soins libres, le consentement est intégral et révocable à tout moment. En soins sans consentement, des voies de recours judiciaires existent obligatoirement. Isolement et contention sont des mesures de dernier recours soumises à contrôle judiciaire.

Établissement pour personnes handicapées

Le handicap ne supprime pas le droit au consentement éclairé. La capacité doit être évaluée individuellement. Des outils de communication adaptés doivent être proposés.

Personnes sous protection judiciaire

Sauvegarde de justice, curatelle, tutelle (FR/CH) — administrateur de biens ou de personne (BE) — curateur ou tuteur (QC). La présence d'un représentant ne dispense jamais d'informer la personne et de rechercher son accord. Voir tableau ci-dessous.

Acte III
Qui Consent Selon le Régime de Protection

III.Qui consent selon le régime de protection

Régime / PaysActes courantsActes gravesDroit de refus de la personne
Sauvegarde de justice (FR)La personne seuleLa personne seuleEntier — tous droits conservés
Curatelle (FR/CH)La personne seuleLa personne + curateurOui — consent seule aux actes courants
Tutelle (FR/CH)Si l'état le permetTuteur, après recherche de l'accordSon avis doit être recherché et pris en compte
Habilitation familiale (FR)Le proche habilité par le jugeLe proche, selon portée judiciaireL'accord de la personne reste prioritaire
Administration de personne (BE)L'administrateur, dans l'intérêt exclusifL'administrateur — juge de paix saisissableLa volonté exprimée prime si possible
Régime de protection (CH — Art. 377 CC)Représentant thérapeutique ou curateurMédecin en charge + représentantAvis de la personne recueilli obligatoirement
Régime de protection (QC — Art. 11 CcQ)Si discernement : la personne seuleCurateur ou tuteur + autorisation du tribunalDroit de refus même sous régime de protection
Aucune mesure / Personne lucideLa personne elle-mêmeLa personne elle-mêmeEntier et inconditionnel

Principe fondamental — En toutes circonstances. Quelle que soit la mesure de protection, le consentement de la personne protégée doit toujours être recherché en priorité. Le représentant agit dans l'intérêt exclusif de la personne — pas dans celui de la famille, de l'établissement ou du système de santé.

Acte IV
Obligations du Proche Aidant ou Représentant Légal

IV.Obligations du proche aidant ou représentant légal

Ce que le proche / représentant reconnaît
Ce que le représentant ne peut pas faire
Acte V
Obligations de l'Établissement et du Professionnel de Santé

V.Obligations de l'établissement et du professionnel de santé

Obligations légales de l'établissement
Acte VI
Signaux d'Alerte à Surveiller

VI.Signaux d'alerte à surveiller

Médicaments et vaccinations

Administration sans information préalable. Changement de traitement sans consultation du représentant. Usage de sédatifs sans indication documentée. Vaccination collective sans consentement individuel. Absence de traçabilité du lot administré.

Liberté de mouvement

Contention ou isolement sans prescription médicale écrite. Dépassement d'une semaine sans réévaluation. Accès aux proches restreint sans justification. Termes déguisés — « chambre de repos » ou « soins intensifs » désignant des chambres d'isolement.

Information et accès au dossier

Refus de communiquer le dossier médical au représentant habilité. Informations contradictoires entre professionnels. Minimisation systématique des effets signalés. Découragement des demandes de second avis.

Pression institutionnelle

Suggestion que le refus d'un traitement entraînerait des sanctions (exclusion, restriction de visites). Aucun texte n'autorise une telle pression : elle constitue une atteinte au consentement libre et éclairé.

Ce que cette charte n'est pas
Ce que cette charte est

Ce document est en diffusion libre. Il peut être reproduit, adapté et distribué sans restriction, à condition de mentionner sa source.

Acte VII
Le Formulaire de Consentement

VII.Formulaire de consentement éclairé

Ce formulaire peut être remis à l'établissement avant toute administration de substance médicale, tout acte invasif ou tout changement de traitement significatif.

Formulaire de Consentement Éclairé — Personnes Vulnérables en Établissement
Établissement :  _________________________________________
Nom et prénom du résident / de la personne :  _________________________________________
Date de naissance :  ______________________
Identité du signataire (proche, représentant légal, tuteur, curateur, administrateur…) :  _________________________________________
Substance / Vaccin / Traitement :  _________________________________________
Lot n° :  ______________________   Date :  ______________________

Informations reçues — à cocher :

Notice complète reçue et lue.
Effets secondaires documentés (fréquents et rares graves).
Contre-indications au regard de l'état de santé actuel.
Alternatives thérapeutiques disponibles.
Rapport bénéfice/risque pour cette personne spécifiquement.
Droit de refus sans conséquence pénalisante.
Capacité résiduelle de consentement évaluée et respectée.
Voies de signalement d'effets indésirables communiquées.
Coordonnées du portail de signalement (ANSM en France / AFMPS en Belgique).
Copie du présent formulaire de consentement, daté et signé par les deux parties.

Je reconnais avoir consenti LIBREMENT et SANS PRESSION à cette administration.

Toute case non cochée signale une information manquante : le consentement ne peut alors pas être considéré comme pleinement éclairé.

Le proche / représentant légal
Nom, prénom, qualité
Signature · Date
Le professionnel de santé
Nom, prénom, qualité, n° ordinal
Signature · Date
Témoin (optionnel)
Nom, prénom
Signature · Date
Acte VIII
Ressources et Voies de Recours

VIII.Ressources et voies de recours — Francophonie

8.1 — Signaler un effet indésirable

8.2 — Signaler une maltraitance en établissement

France
3977 — numéro national maltraitance
Belgique
SOS Maltraitance — 0800 30 330 (gratuit) · Bruxelles : Écoute seniors — 02 219 27 27
Suisse
Centre Alter Ego / Pro Senectute
Québec
Ligne Aide Abus Aînés — 1 888 489-2287

8.3 — Recours en psychiatrie

France
Juge des libertés et de la détention (JLD) — saisissable à tout moment. Avocat de droit.
Belgique
Juge de paix — loi du 26 juin 1990.
Suisse
Autorité de protection (APEA) cantonale.
Québec
Tribunal administratif du Québec (TAQ).

8.4 — Contester une mesure de protection judiciaire

France
Juge des contentieux de la protection — tribunal judiciaire.
Belgique
Juge de paix — compétent pour toutes les mesures de protection des adultes.
Suisse
APEA cantonale — recours au tribunal cantonal.
Québec
Curateur public — 1 800 363-9020.

8.5 — Médiation et droits des patients

France
Commission des usagers (CDU) — obligatoire en tout établissement public.
Belgique
Médiation fédérale droits du patient — 0800 16 009 (gratuit).
Québec
Commissaire aux plaintes et à la qualité des services.

8.6 — Associations documentées LDDF

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