Bibliothèque Vivante · LB-003 · Bioéthique

Bienfaisance et non-malfaisance

Agir pour le bien, prévenir le dommage et ne jamais exposer inutilement une personne à un risque évitable.

BE-04 — Orientation

La bienfaisance et la non-malfaisance forment le cœur prudentiel de l'éthique médicale : rechercher un bénéfice réel tout en évitant tout dommage évitable. Cette exigence double, héritée de la tradition hippocratique, a été formalisée par le Rapport Belmont en 1979 comme l'un de ses trois principes fondateurs, puis reprise dans les cadres réglementaires contemporains de la recherche clinique.

La recherche du bénéfice ne justifie pas l'oubli de la prudence.

Fondements documentés

Confirmé — source primaire officielle

Agir pour le bien

Le Rapport Belmont (1979) formule la bienfaisance comme une obligation, non une simple option : maximiser les bénéfices possibles et minimiser les dommages possibles. Elle exige un bénéfice réel et vérifiable, non une intention abstraite.

Confirmé — source primaire officielle

Ne pas nuire

La non-malfaisance impose de réduire les risques prévisibles, d'éviter les dommages évitables, et de suspendre une action lorsque le rapport bénéfice-risque devient défavorable. Le Règlement UE n°536/2014 relatif aux essais cliniques impose explicitement cette évaluation du rapport bénéfice-risque avant toute autorisation.

Confirmé — source primaire officielle

Un équilibre prudentiel encadré

Le bénéfice attendu ne peut jamais effacer l'obligation de prudence. Cet équilibre est réévalué en continu — avant, pendant et après toute intervention ou recherche — et non fixé une fois pour toutes au moment de la décision initiale.

Sources primaires citées

  • Rapport Belmont (1979), section sur la bienfaisance.
  • Règlement (UE) n°536/2014 du Parlement européen et du Conseil relatif aux essais cliniques de médicaments à usage humain, applicable depuis le 31 janvier 2022.
  • Convention d'Oviedo (1997), article 4 (obligations professionnelles et normes de conduite).

Termes du lexique

bienfaisancenon-malfaisanceprimum non nocererapport bénéfice-risqueprincipe de précaution

À retenir

  • Le principe doit être lu avec les autres chapitres de la collection.
  • La bienfaisance exige un bénéfice réel, pas une intention déclarée.
  • Le rapport bénéfice-risque doit être réévalué en continu, pas seulement au moment de la décision initiale.
  • La personne humaine reste le centre de l'évaluation.

Navigation de la collection