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Le Nourrisson & la Vaccination

Calendrier vaccinal belge décrypté · Thimerosal et mercure dans les vaccins · Ce que votre médecin n'a peut-être pas appris en faculté · Signaux de pharmacovigilance à connaître · Vos droits de parent.

Section 01

Principe fondamental — Les parents décident, informés

Un nourrisson ne peut pas exprimer de consentement. Ses droits médicaux sont exercés par ses parents, qui exercent conjointement l'autorité parentale. Toute vaccination d'un nourrisson est un acte médical qui nécessite le consentement éclairé des parents — c'est-à-dire un accord donné librement, après avoir reçu une information complète sur les bénéfices et les risques de chaque vaccin proposé.

Ce dossier ne dit pas aux parents de vacciner ou de ne pas vacciner. Il leur donne les outils pour décider en connaissance de cause — ce que la Loi belge du 22 août 2002 leur garantit explicitement.

Votre droit fondamental

En tant que parent, vous avez le droit de demander à votre médecin une information complète sur chaque vaccin avant de consentir. Vous avez le droit de lire la notice officielle (RCP — Résumé des Caractéristiques du Produit) de chaque vaccin. Vous avez le droit de refuser un vaccin non obligatoire. Vous avez le droit de poser des questions et d'obtenir des réponses. Aucune pression, aucune menace d'exclusion d'une crèche ou d'une école ne peut légalement se substituer à votre consentement éclairé.

Section 02

Le calendrier vaccinal du nourrisson en Belgique (2025)

Le calendrier vaccinal belge pour les nourrissons est établi par le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) et décliné en Fédération Wallonie-Bruxelles par le Programme de vaccination de la FWB. Un seul vaccin est légalement obligatoire : le vaccin antipoliomyélite. Tous les autres vaccins du calendrier sont fortement recommandés mais volontaires — ils nécessitent votre consentement éclairé.

Âge Vaccin(s) Maladies couvertes Note
2 mois Hexavalent Polio obligatoire
Diphtérie · Tétanos · Coqueluche · Poliomyélite · Haemophilus influenzae b · Hépatite B

Pneumocoque
Méningites et pneumonies à pneumocoque

Méningocoque B
Méningite et septicémie à méningocoque B (Bexsero)
6 maladies en une injection + 2 vaccins supplémentaires = 3 injections simultanées à 2 mois Premier contact vaccinal. Système immunitaire néonatal encore en développement.
3 mois Méningocoque B (2e dose)
Bexsero — 2e injection
Rappel méningocoque B Intervalle d'un mois avec la 1re dose
4 mois Hexavalent (2e dose) Polio obligatoire

Pneumocoque (2e dose)
Rappels 6 maladies + pneumocoque 2e série. Fièvre fréquente après les injections.
12 mois Hexavalent (3e dose) Polio obligatoire

Pneumocoque (3e dose)

Méningocoque B (3e dose)

RRO
Rougeole · Oreillons · Rubéole (Priorix ou M-M-R II)
Rappels + première dose RRO 4 vaccins lors de la visite des 12 mois
15 mois Méningocoque C
Méningite et septicémie à méningocoque C

RRO (2e dose)
Méningocoque C + rappel RRO
Ce que ces chiffres signifient concrètement

À l'âge de 15 mois, un nourrisson belge suivant le calendrier complet a reçu environ 15 à 17 injections vaccinales couvrant jusqu'à 12 maladies différentes. Les premières injections ont lieu à l'âge de 2 mois — quand le système immunitaire néonatal est encore en plein développement. Ce fait documentaire ne préjuge pas de la balance bénéfice-risque globale — il justifie l'exercice d'un consentement éclairé informé pour chaque vaccin.

Section 03

Le thimerosal (mercure) dans les vaccins — Ce qui vient de se passer aux États-Unis

Le thimerosal est un conservateur à base de mercure (éthylmercure) utilisé depuis les années 1930 dans certains vaccins multidoses pour prévenir la contamination bactérienne. Il a été au cœur d'un débat scientifique intense depuis la fin des années 1990 — et vient de faire l'objet d'une décision historique aux États-Unis.

Fait documenté · 23 juillet 2025 — Décision officielle HHS / Kennedy

Le 23 juillet 2025, le Secrétaire américain à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a officiellement adopté la recommandation de l'ACIP (Advisory Committee on Immunization Practices) de retirer le thimerosal de tous les vaccins contre la grippe distribués aux États-Unis — y compris pour les enfants, les femmes enceintes et les adultes. Vote ACIP : 5 pour, 1 contre, 1 abstention. Kennedy a déclaré : « Après plus de deux décennies de retard, cette action tient une promesse longtemps différée pour protéger nos populations les plus vulnérables d'une exposition inutile au mercure. »

Source HHS · Juillet 2025
La décision américaine cite un témoignage sous serment devant le Congrès du directeur de l'Office of Vaccine Research de la FDA (William Egan, †2001) admettant que la sécurité de l'éthylmercure n'avait jamais été étudiée chez l'être humain. Elle cite également une étude du NIH de 2005 montrant que l'éthylmercure et le thimerosal franchissent la barrière hémato-encéphalique et se métabolisent en mercure inorganique — la forme la plus toxique — à un taux deux fois supérieur à celui du méthylmercure des poissons, réglementé.
Position officielle dominante
  • Plus de 40 études sur plusieurs décennies n'ont pas établi de lien entre thimerosal et troubles du développement
  • L'American Academy of Pediatrics (AAP) déclare que le thimerosal est un ingrédient sûr dans les vaccins
  • L'AAP note que les taux d'autisme ont continué d'augmenter après la suppression progressive du thimerosal dans les vaccins infantiles (fin des années 1990-début 2000), suggérant l'absence de lien
  • L'OMS recommande le thimerosal dans les vaccins multidoses dans les pays à ressources limitées
Points soulevés par la décision Kennedy
  • La sécurité de l'éthylmercure n'a jamais été étudiée dans des essais cliniques sur l'être humain
  • Études NIH 2005 : franchissement de la barrière hémato-encéphalique et métabolisation en mercure inorganique
  • Étude CDC 2017 : association entre vaccin antigrippal avec thimerosal pendant la grossesse et risque accru de fausse couche (x7,7 dans les 28 jours)
  • Le label propre du thimerosal déconseille son utilisation pendant la grossesse
  • Des alternatives sans mercure existent et ont remplacé le thimerosal dans la quasi-totalité des vaccins infantiles américains depuis le début des années 2000
Situation en Belgique

Les vaccins du calendrier vaccinal du nourrisson belge ne contiennent pas de thimerosal — il a été progressivement retiré des vaccins pédiatriques en Europe dans les années 2000. Le thimerosal subsiste encore dans certains vaccins antigrippaux multidoses utilisés chez les adultes. La décision américaine de juillet 2025 est un signal réglementaire significatif à surveiller pour son impact en Belgique et en Europe. Parents : vérifiez la notice (RCP) de chaque vaccin proposé à votre enfant — la présence ou l'absence de thimerosal y est indiquée.

Section 04

Ce que votre médecin a appris sur les vaccins — et ce qu'il n'a pas appris

Un fait documenté, reconnu par les instances médicales elles-mêmes, est souvent méconnu des parents : la formation initiale des médecins généralistes sur la vaccination est extrêmement limitée. Un médecin généraliste applique le calendrier vaccinal qu'on lui a enseigné — mais il n'a, dans la grande majorité des cas, jamais reçu de formation spécifique et approfondie sur la pharmacologie des vaccins, leurs mécanismes d'action cellulaire, leurs adjuvants, ou leurs signaux de pharmacovigilance.

Source · WhatsupdDoc 2022
« Une poignée d'heures entre le 1er et le 2e cycle des études médicales, puis des topo vaccin par vaccin au fil des référentiels de 2e cycle. La formation initiale à la vaccination ne pèse pas lourd dans le cursus. » — Enquête Anemf (Association Nationale des Étudiants en Médecine de France). Le 1er vice-président de l'Anemf déplore lui-même « un manque d'informations sur les aspects prévention ».
Source · Enquête DREES
Une enquête de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques) révèle que 32% des médecins pensent à tort que le vaccin contre la grippe contient un adjuvant — et que 43% déclarent ne pas être à l'aise pour expliquer le rôle des adjuvants à leurs patients.
Ce que cela signifie pour les parents

Votre médecin généraliste est de bonne foi. Il applique le calendrier vaccinal que ses autorités sanitaires lui ont transmis, en faisant confiance aux institutions. Mais cette confiance ne lui a pas nécessairement donné les outils pour vous informer de manière complète et nuancée sur les risques spécifiques de chaque vaccin, sur les signaux de pharmacovigilance, sur les adjuvants utilisés ou sur les alternatives. Ce n'est pas un reproche à lui faire — c'est une lacune structurelle documentée du système de formation médicale. La conséquence pratique : informez-vous par vous-même, lisez les notices, consultez les bases de pharmacovigilance, et posez des questions.

Ce que vous avez le droit de faire

Vous pouvez demander à votre médecin de lire avec vous le RCP (Résumé des Caractéristiques du Produit) de chaque vaccin avant de l'administrer. Ce document est public et disponible sur le site de l'EMA (ema.europa.eu) et de l'AFMPS (afmps.be). Si votre médecin ne peut pas répondre à vos questions sur les adjuvants, la biodistribution ou les signaux de pharmacovigilance, vous avez le droit de prendre le temps de vous informer avant de décider.

Section 05

Ce que contiennent les vaccins — Adjuvants & Composition

Outre les antigènes vaccinaux, les vaccins contiennent des substances auxiliaires dont la connaissance est essentielle à un consentement éclairé. Le RCP de chaque vaccin en donne la composition complète.

Comment trouver la composition exacte d'un vaccin
Le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) de chaque vaccin autorisé en Europe est accessible gratuitement sur le site de l'EMA (ema.europa.eu — rubrique « Médicaments ») ou de l'AFMPS (afmps.be). Il liste la composition complète, les contre-indications, les effets indésirables documentés et les mises en garde. C'est la source primaire officielle — pas une brochure résumée.
Section 06

Signaux de pharmacovigilance — Ce que documentent les bases officielles

EudraVigilance (Europe) et VAERS (États-Unis) sont les bases officielles de déclaration des effets indésirables post-vaccinaux. Ce sont des signaux — des associations temporelles entre vaccination et événement indésirable — et non des preuves de causalité. Mais leur existence justifie l'information des parents.

Signaux documentés dans les bases officielles pour les vaccins infantiles

Les bases EudraVigilance et VAERS documentent des signaux d'effets indésirables graves après vaccination infantile, incluant notamment : convulsions fébriles (signal connu, documenté dans les RCP), réactions anaphylactiques (signal connu, contre-indication pour doses suivantes), pleurs inconsolables persistants (signal post-hexavalent documenté), hypotonie-hyporéactivité (réaction rare post-vaccinale documentée). Ces signaux sont mentionnés dans les RCP des vaccins concernés — c'est-à-dire que les fabricants eux-mêmes les documentent.

Section 07

Questions pratiques pour votre médecin

Avant chaque vaccination de votre nourrisson, vous avez le droit de poser ces questions à votre médecin et d'obtenir des réponses. Si votre médecin ne peut pas y répondre, prenez le temps de vous informer avant de décider.

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Note documentaire LDDF · Ce dossier a un but informatif. Il ne constitue pas un avis médical ni un appel à ne pas vacciner. Il documente les droits des parents à une information complète. RCP des vaccins : ema.europa.eu et afmps.be. Déclaration pharmacovigilance Belgique : afmps.be. Calendrier FWB 2025 : vaccination-info.be. Décision HHS/Kennedy thimerosal : hhs.gov/press-room · 23 juillet 2025.