Chercheur de premier plan sur les coronavirus à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC), Baric développe depuis les années 2000 des techniques de génétique inverse permettant de construire des coronavirus chimériques en laboratoire à des fins de recherche. Ses travaux sont largement cités dans la littérature scientifique sur les coronavirus émergents.
Lors d'une audition à huis clos devant la commission sénatoriale américaine de la Sécurité intérieure (avril 2026), Baric a confirmé que DARPA avait sollicité, via son programme PREEMPT, des propositions de recherche à gain de fonction dès janvier 2018. Le projet soumis en réponse, DEFUSE (2018, coauteurs EcoHealth Alliance, laboratoire Baric, Institut de virologie de Wuhan), proposait d'ajouter un site de clivage à la furine à un coronavirus de chauve-souris — une caractéristique que possède le SARS-CoV-2. Selon Baric lui-même, DARPA a rejeté cette proposition en 2018.
Baric a également été partenaire du grant CREID (Centers for Research in Emerging Infectious Diseases, NIH, 82 millions de dollars, 2019) aux côtés du chercheur Vincent Munster. En 2025, il a été retiré de l'ensemble de ses subventions NIH et mis en congé par l'UNC — mesures administratives dont les motifs précis n'ont pas été détaillés publiquement dans les sources consultées par LDDF. Le sénateur Rand Paul mène une enquête parlementaire en cours sur ses travaux et leur financement.
Le fait du retrait des subventions et de la mise en congé est rapporté par plusieurs sources concordantes, mais les motifs administratifs précis (nature exacte des griefs, procédure suivie) ne sont pas documentés en détail dans les sources publiques identifiées par LDDF à ce jour.