« Une fois que quelque chose est dans l'ADN, la seule chose qui puisse l'en retirer est la mort de cette cellule. »
Médecin de famille diplômé de l'École de médecine Dalhousie en 2004, ayant exercé en Colombie-Britannique. A résigné sa licence médicale à la suite d'une procédure disciplinaire.
Le Collège des médecins et chirurgiens de la Colombie-Britannique a émis une citation pour faute professionnelle contre Nagase, portant sur des déclarations publiques jugées trompeuses ou incorrectes sur les vaccins COVID-19. L'incident le plus documenté est un discours prononcé le 9 décembre 2021 devant l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique, filmé devant des effigies de responsables politiques provinciaux pendues symboliquement, au cours duquel il a qualifié les vaccins COVID-19 d'« injection la plus dangereuse de l'histoire de la vaccination ».
Depuis 2021, Nagase intervient publiquement — conférences, entretiens vidéo, radio — pour alerter sur un mécanisme biologique précis : la rétrotranscription, c'est-à-dire la conversion d'ARN messager en ADN pouvant théoriquement s'intégrer au génome de la cellule hôte via des éléments rétrotransposons de type LINE-1.
La rétrotranscription in vitro de l'ARNm BNT162b2 en ADN a été rapportée dans des cellules hépatiques humaines Huh7 par une étude à comité de lecture (Aldén et al., 2022, Current Issues in Molecular Biology). Une revue théorique de Tomislav Domazet-Lošo (2022, Genes) souligne par ailleurs qu'aucune étude expérimentale directe n'a exclu la rétroposition de l'ARNm vaccinal via les éléments LINE-1. LDDF documente séparément ces deux publications.
Nagase affirme publiquement que sur environ 5 milliards de personnes vaccinées dans le monde, 1,25 milliard de femmes en âge de procréer seraient « porteuses de mutations » transmissibles à leur descendance, et que le génome humain aurait été « empoisonné par un gène qui n'a jamais existé dans l'histoire du génome humain ». Il relaie également des affirmations, attribuées à un lanceur d'alerte anonyme de Moderna, sur l'ajout d'un ingrédient stérilisant. Aucune de ces affirmations spécifiques — ampleur chiffrée, transmission héréditaire généralisée, ingrédient stérilisant — n'est étayée par une publication scientifique identifiée par LDDF à ce jour ; elles restent des déclarations de Nagase lui-même, non des données vérifiées indépendamment.
LDDF documente que Nagase a tenu ces propos publiquement, et que le mécanisme général de rétrotranscription qu'il invoque fait l'objet d'une littérature scientifique réelle et sérieuse (voir les fiches Aldén, Domazet-Lošo, Cristofari). LDDF ne documente pas — faute de source vérifiée — l'exactitude des chiffres et des mécanismes de transmission héréditaire qu'il avance spécifiquement. Signal ≠ Causalité : l'existence d'une question scientifique légitime ne valide pas automatiquement chaque affirmation formulée à son sujet.