Ministère de la Santé et de l'Enfance · Vaccin Sinopharm · Étude peer-reviewed sur les déterminants sociaux
Le Zimbabwe a lancé son programme national de vaccination contre la COVID-19 le 22 février 2021 avec le vaccin chinois Sinopharm BIBP, recevant un premier lot de 200 000 doses le 14 février 2021. Le vaccin Sinovac a également reçu une autorisation, de même que Covaxin et Sputnik V, bien que seul Sinopharm ait été effectivement déployé à grande échelle sur le territoire. Au 17 juin 2022, 6 260 228 personnes avaient reçu leur première dose, 4 598 703 leur seconde dose, et 851 874 une dose de rappel, pour un cumul de 13 935 112 doses administrées au total sur l'ensemble de la campagne — soit 41,5 % de la population avec au moins une dose et 30,2 % complètement vaccinée.
Une étude publiée dans le Journal of Human Rights and Social Work a documenté l'existence alléguée de pratiques de corruption dans le programme de vaccination public zimbabwéen, avec une priorité d'accès aux vaccins accordée à des personnes disposées à verser des pots-de-vin au personnel hospitalier, ainsi qu'à des membres du parti au pouvoir, la ZANU-PF. Un accès aux vaccins était par ailleurs rapporté comme disponible au sein du système de santé privé, à un coût approximatif de 40 dollars américains — soit un accès payant parallèle au programme national théoriquement gratuit.
L'étude, citant une littérature académique plus large sur la corruption durant la pandémie, souligne que le Zimbabwe se classe parmi les pays les plus touchés par la corruption au monde, et que ce contexte a créé des opportunités de corruption à plusieurs étapes de la chaîne du vaccin — appels d'offres, contractualisation, fabrication et distribution — documentées antérieurement dans le cadre de l'achat d'équipements de protection individuelle et de médicaments durant la pandémie, avec des accusations publiques visant des hauts responsables pour l'attribution de contrats de fourniture à des prix gonflés.
Don initial du gouvernement chinois, premier vaccin effectivement déployé à grande échelle dans le pays.
Démarrage de la campagne organisée par le Ministère de la Santé et de l'Enfance du Zimbabwe, avec le vaccin Sinopharm BIBP.
Priorité d'accès rapportée en échange de pots-de-vin au personnel hospitalier ou en faveur de membres du parti ZANU-PF ; accès parallèle payant (environ 40$) au sein du système de santé privé.
Analyse académique documentant les opportunités de corruption créées à chaque étape de la chaîne vaccinale (appels d'offres, contractualisation, fabrication, distribution).
13 935 112 doses administrées au total ; 41,5% de la population avec au moins une dose ; 30,2% complètement vaccinée.
A organisé le déploiement national du vaccin Sinopharm et publié les données cumulées officielles de couverture vaccinale du pays.
Ont documenté les allégations de corruption dans l'accès aux vaccins comme l'un des quatre thèmes principaux affectant les déterminants sociaux du programme national, aux côtés des groupes prioritaires, de l'hésitation liée aux mythes et de l'exclusion sociale.
Aucun programme national d'indemnisation des effets indésirables vaccinaux n'a été identifié pour le Zimbabwe dans les sources publiques consultées. Case non cochée, signalée comme telle. Les préoccupations documentées ci-dessus portent sur l'équité d'accès et la corruption, non sur la sécurité pharmacologique du vaccin lui-même.
| # | Document | Source officielle | Statut |
|---|---|---|---|
| 1 | Reflections on the Social Determinants of the COVID-19 Vaccination Programme in Zimbabwe | PMC10140699 / Journal of Human Rights and Social Work | Peer-reviewed |
| 2 | COVID-19 vaccination in Zimbabwe — chronologie et allégations de corruption | Ministère de la Santé et de l'Enfance du Zimbabwe et presse, sources concordantes | Public — sources concordantes |