« Implications of Worldwide Population Growth for U.S. Security and Overseas Interests » · Conseil de Sécurité Nationale · Henry Kissinger · 10 décembre 1974 · Classifié TOP SECRET · Adopté comme politique d'État le 26 novembre 1975 · Jamais officiellement abrogé
Le NSSM 200 est un document officiel du gouvernement américain, consultable librement dans les Archives nationales depuis 1989.
Titre officiel : "National Security Study Memorandum 200 : Implications of Worldwide Population Growth for U.S. Security and Overseas Interests"
Aussi connu comme : « Le Rapport Kissinger »
Commandé par : Président Richard Nixon (1974) · Rédigé par : Conseil de Sécurité Nationale sous Henry Kissinger · Complété le : 10 décembre 1974
Classification initiale : TOP SECRET · Adopté comme politique officielle : 26 novembre 1975 — NSDM 314 (signé par le Président Gerald Ford)
Déclassifié : 3 juillet 1989 — Executive Order 12356 · Statut actuel : DOMAINE PUBLIC depuis 1989
Le document lui-même l'explique : il exhorte ses rédacteurs à « éviter les accusations d'impérialisme économique ou racial » et recommande de confier l'exécution des programmes à des organisations multilatérales pour dissimuler l'initiative américaine.
« Il est vital que les États-Unis n'apparaissent pas dans le rôle d'un dictateur de la politique de population d'autres nations ou d'un manipulateur de programmes de planification familiale. La politique américaine est d'aider d'autres pays, à leur propre demande, à alléger leur problème démographique ; les États-Unis peuvent en fait s'assurer que d'autres agences soutiennent les programmes souhaités. »
Le NSSM 200 structure sa stratégie en cinq domaines d'action. Les extraits ci-dessous sont des citations directes du texte déclassifié.
« L'économie américaine aura besoin de quantités importantes et croissantes de minéraux en provenance de l'étranger, en particulier des pays moins développés. Ce fait donne aux États-Unis un intérêt accru pour la stabilité politique, économique et sociale des pays fournisseurs. Partout où une diminution des pressions démographiques grâce à une réduction des taux de natalité peut accroître les perspectives d'une telle stabilité, la politique de population devient pertinente pour les fournitures de ressources aux États-Unis. »
« Il existe également des précédents établis pour tenir compte des performances en planification familiale dans l'évaluation des besoins d'assistance par l'USAID. Dans certains cas, la direction forte a impliqué des incitations telles que le paiement aux accepteurs pour la stérilisation, ou des mesures dissuasives telles qu'accorder une priorité faible dans l'allocation du logement ou de la scolarité à ceux ayant des familles plus nombreuses. »
La formule attribuée à Kissinger, citée dans de nombreuses sources secondaires : « Contrôlez le pétrole et vous contrôlez les nations ; contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple. »
Le document préconise un programme d'éducation intensive sur les limites de la croissance démographique, une augmentation des taux de stérilisation et d'utilisation de contraceptifs, et ce que les analystes ultérieurs ont qualifié d'indoctrination des enfants dès le plus jeune âge pour les amener à désirer des familles peu nombreuses.
Le NSSM 200 recommande explicitement que les États-Unis induisent les Nations Unies et des organisations non gouvernementales — nommément le Pathfinder Fund, l'International Planned Parenthood Foundation (IPPF) et le Population Council — à « faire le travail sale ». L'USAID devait financer ces programmes de manière à ne pas apparaître comme leur initiateur. Les mesures devaient être présentées comme de l'aide humanitaire.
John D. Rockefeller III a recommandé à Nixon de commander l'étude qui allait devenir le NSSM 200. Il est le fondateur du Population Council — l'une des organisations nommément chargées de la mise en œuvre discrète. Cette convergence entre intérêts privés des grandes fortunes et politique d'État américaine est documentée dans le texte lui-même.
Le NSSM 200 identifie nommément 13 pays comme priorités de la politique de réduction démographique américaine, en raison de leur démographie, de leurs ressources stratégiques ou de leur importance géopolitique.
« Déjà le pays le plus peuplé du continent, avec environ 55 millions de personnes en 1970, la population du Nigéria est projetée à 135 millions d'ici la fin du siècle. Cela suggère un rôle politique et stratégique croissant pour le Nigéria, au moins en Afrique. »
« Le gouvernement américain n'a jamais renoncé au NSSM-200, mais en a seulement amendé certaines portions de sa politique. Le NSSM-200 demeure donc le document fondateur sur le contrôle de la population émis par le gouvernement américain. » — Human Life International, Retrospective on NSSM 200
Le document a été adopté comme politique officielle le 26 novembre 1975 (NSDM 314, signé par Gerald Ford) et n'a jamais été officiellement révoqué.
Le programme de stérilisation massif sous le président Alberto Fujimori (1996-2000) a été directement lié par le Congrès péruvien à la mise en œuvre du NSSM 200 via l'USAID. Plus de 200 000 femmes, principalement indigènes et rurales, ont été stérilisées sans consentement éclairé. Le Sous-Comité du Congrès du Pérou (juin 2002) a reconnu le NSSM 200 comme document définissant cette stratégie.
L'École de Guerre Économique française (EGE) a documenté que la mise en œuvre du NSSM 200 contre le Nigéria a constitué une guerre économique utilisant le contrôle démographique comme arme — permettant le contrôle américain des ressources pétrolières nigérianes.
Le NSSM 200 ne mentionne pas les vaccins — il est de 1974. Ce document n'établit pas que les vaccins COVID faisaient partie d'un plan de dépopulation. Ce serait une extrapolation non documentée.
Ce qu'il établit : le contexte historique dans lequel des préoccupations sur des programmes de santé publique masquant des objectifs stratégiques sont fondées dans la réalité historique documentée. Affirmer publiquement qu'il existe des puissances qui cherchent à contrôler les populations via des programmes de santé publique n'est pas une "théorie du complot" — c'est la lecture du texte déclassifié du Conseil de Sécurité Nationale américain. Ce fait est dans le domaine public depuis 1989.