Publié en 2015 avec une préface de Pierre Hillard, cet ouvrage assemble un ensemble de sujets présentés par l'autrice comme les composantes d'un même projet coordonné visant à réduire la population mondiale : traînées d'avions et épandages atmosphériques, programme HAARP, manipulation du climat, armes biologiques, nanoparticules, biotechnologies et techniques de contrôle comportemental. Ces initiatives y sont décrites comme dissimulées derrière des justifications humanitaires (lutte contre la faim, le changement climatique, la sécurité sanitaire) tout en servant, selon la thèse défendue, un objectif de réduction drastique de la population mondiale.
Le titre a parfois été abrégé ou reformulé (« La guerre contre les peuples ») dans des références secondaires ; le titre exact déposé à l'ISBN et à la BnF est « La guerre secrète contre les peuples ».
Claire Séverac (1948–2016) est l'autrice de plusieurs ouvrages français consacrés aux politiques de santé publique et à leurs zones d'ombre, dont Complot mondial contre la santé (Elie & Mado Éditions, 2010) et Crime alimentaire organisé. Les informations biographiques disponibles publiquement sur son parcours professionnel avant sa carrière d'autrice restent limitées ; LDDF ne relaie que ce qui est vérifiable via les notices officielles (BnF) et les fiches éditeur. Retrouvez son hommage complet sur LDDF.
L'affirmation d'un plan unique et coordonné reliant épandages atmosphériques, HAARP, vaccination et biotechnologies dans un même objectif délibéré de réduction démographique n'est, à ce jour, étayée par aucune source primaire vérifiable indépendamment. LDDF ne reprend pas cette thèse à son compte ; elle est présentée ici comme la position défendue par l'autrice, à charge pour le lecteur de la confronter aux sources primaires disponibles sur chacun des sujets abordés.
Indépendamment des thèses de l'ouvrage, il existe un précédent officiel et déclassifié établissant qu'une politique américaine de réduction démographique ciblée a été formellement adoptée en 1975 : le National Security Study Memorandum 200 (« Rapport Kissinger », 1974), qui recommandait notamment de conditionner l'aide alimentaire à l'adoption de programmes de contrôle des naissances dans treize pays désignés, via des organisations internationales servant de relais. Ce document, déclassifié en 1989, n'a jamais été formellement abrogé. Il ne constitue pas une preuve des thèses spécifiques du livre de Claire Séverac, mais établit que la préoccupation d'une instrumentalisation de la santé publique à des fins démographiques repose, pour d'autres dossiers, sur des archives officielles vérifiables.
Des programmes documentés de géo-ingénierie et d'ensemencement des nuages existent officiellement (modification locale des précipitations à des fins agricoles ou militaires, y compris pendant la guerre du Vietnam via l'opération Popeye). La thèse spécifique d'un épandage systématique et généralisé de substances toxiques dans l'ensemble du trafic aérien civil (« chemtrails ») reste distincte de ces programmes documentés et n'est pas confirmée par les agences scientifiques et aéronautiques compétentes.
Contrairement à d'autres sujets abordés dans l'ouvrage, HAARP (High-frequency Active Auroral Research Program) n'est pas une invention : c'est un programme de recherche ionosphérique lancé en 1990 sur initiative du Congrès américain, dont la station de Gakona (Alaska) a été construite à partir de 1993 et gérée conjointement par l'US Air Force et l'US Navy jusqu'en 2014. Son objectif documenté était l'étude de l'atmosphère supérieure et de ses effets sur la propagation des ondes radio, à usage civil et militaire (communications, surveillance). En août 2015, l'installation a été transférée à l'Université d'Alaska Fairbanks ; elle fonctionne depuis comme un site de recherche universitaire ouvert, et ses dossiers d'évaluation environnementale sont publics.
L'origine militaire réelle et l'ancien statut de secret partiel de HAARP (documentés ci-dessus) ne constituent pas une preuve des usages spécifiques que lui prête l'ouvrage — modification délibérée du climat à grande échelle, déclenchement de catastrophes naturelles ou influence sur le comportement humain. Ces usages ne sont corroborés par aucune publication scientifique indépendante ni par les rapports environnementaux publics du programme. Le précédent d'un programme réellement né sous contrôle militaire et longtemps entouré d'opacité explique en partie pourquoi HAARP est devenu un point de fixation ; cela n'établit pas la réalité des usages allégués.
Cet ouvrage assemble des sujets de nature très différente (aéronautique, climatologie, biologie, technologies militaires) sous une thèse unificatrice qui n'est pas démontrée. LDDF le référence pour sa valeur documentaire — il fait partie des textes qui ont structuré un pan du débat public sur ces sujets depuis 2015 — et non pour la validité de sa thèse centrale, que LDDF ne reprend pas à son compte. Chaque sujet cité dans le livre (HAARP, géo-ingénierie, biotechnologies) mérite d'être vérifié séparément auprès de sources primaires indépendantes plutôt que dans le cadre narratif global proposé par l'ouvrage.
L'existence de précédents documentés de politiques démographiques dissimulées (NSSM 200) ne constitue pas, en soi, une preuve que les événements ou technologies évoqués par ce livre relèvent du même type de plan. Les deux faits doivent être examinés séparément.
data.bnf.fr
decitre.fr
history.state.gov
haarp.gi.alaska.edu