Quelqu'un qui a travaillé 40 ans pour le gouvernement a, je crois, l'obligation d'expliquer aux Américains comment la décision a été prise, qui l'a prise, et pourquoi la décision a été prise de financer une recherche dangereuse à Wuhan, en Chine.
En tant que président de la commission sénatoriale Homeland Security & Governmental Affairs, Rand Paul a émis une citation à comparaître (subpoena) contraignant Anthony Fauci, ancien directeur du NIAID, à témoigner le 29 juillet 2026 après des mois de tractations durant lesquelles Fauci avait d'abord accepté de témoigner avant de se rétracter. Paul avait auparavant rendu publiques plus de 1 100 pages présentées comme des extraits du journal personnel de Fauci, retirées puis republiées avec caviardages, accompagnées d'un second document de 465 pages.
A ordonné l'expulsion de l'avocat de Fauci, David Schertler, après que celui-ci a tenté à plusieurs reprises de prendre la parole sans y être autorisé. Face au refus systématique de Fauci de répondre — plus de 100 invocations du 5ᵉ amendement en une seule audience — Paul a annoncé qu'un vote de la commission sur une mise en accusation pour outrage au Congrès serait organisé la semaine suivante.
Fauci a lui-même qualifié publiquement, lors de sa déclaration liminaire à l'audience, l'attitude de Paul d'« obsession dérangée » (« unhinged obsession ») à son égard, affirmant que la seule raison de sa convocation était d'obtenir une déclaration permettant de le poursuivre pour parjure. Ce conflit personnel et réciproque, documenté depuis plusieurs années, est un élément de contexte pertinent pour évaluer la teneur de l'audience — sans qu'il n'invalide la légitimité institutionnelle de la fonction de président de commission exercée par Paul.