Cuba doit s'attaquer à sa plus grande critique : que les résultats des essais cliniques n'ont pas été publiés dans une revue scientifique.
PhD, ancien chercheur au Centre d'ingénierie génétique et de biotechnologie de La Havane (CIGB) — l'institut ayant développé le vaccin Abdala. A quitté Cuba en 2013 et travaille depuis comme chercheur, avec un financement de la Fondation de recherche de l'État de São Paulo (FAPESP), à l'Université d'État de São Paulo (UNESP), Brésil. Continue de commenter régulièrement la situation sanitaire cubaine, notamment sur les réseaux sociaux.
Cité dans un long format du BMJ consacré au pari cubain sur ses propres vaccins, Pérez-Riverol y déclare explicitement que la principale critique adressée à Cuba est l'absence de publication des résultats d'essais cliniques dans une revue scientifique à comité de lecture — une critique de transparence méthodologique, non un rejet des vaccins eux-mêmes.
A qualifié la stratégie vaccinale cubaine de « risquée » plutôt que de « pari » (« gamble »), soulignant sa connaissance directe des équipes et de l'institution. A par ailleurs relativisé les indicateurs positifs de couverture vaccinale cubaine (plus de 90 % de la population avec au moins une dose fin 2021) en rappelant la vulnérabilité du pays face à Omicron : population âgée importante, pénurie de fournitures médicales, système de santé fragilisé.