I.Engagement dans le contentieux de la crise sanitaire
À partir de l'été 2021, à la suite de l'annonce par le président de la République de l'obligation vaccinale pour les soignants et de la généralisation du passe sanitaire, Me de Araujo-Recchia s'est fait connaître publiquement pour son engagement juridique contre ces mesures. Elle a mis en place une action collective pour le compte de citoyens souhaitant contester les mesures de couvre-feu et de confinement, partant du constat que de nombreux référés-liberté devant le Conseil d'État avaient été rejetés ou avaient fait l'objet de décisions jugées par elle insatisfaisantes, s'appuyant sur la loi d'urgence sanitaire sans traiter le fond du sujet.
II.Procédures documentées
- 8 mars 2021 : assignation en référé devant le président du Tribunal judiciaire de Paris, au nom de 1 360 plaignants, pour obtenir la levée des mesures sanitaires jugées attentatoires aux libertés ; la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction saisie.
- Plainte auprès de la Cour de Justice de la République (CJR) déposée pour le compte des associations BonSens.org (voir fiche BonSens.org) et AIMSIB (voir fiche AIMSIB) contre Jean Castex, Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer.
- Plainte devant le doyen des juges d'instruction, déposée avec Me Jean-Pierre Joseph et deux autres juristes, pour le compte de BonSens.org, AIMSIB et du Collectif des Maires Résistants, contre les parlementaires ayant voté la loi du 5 août relative à la gestion de la crise sanitaire.
- Plaintes contre X visant des directeurs de publication de médias, et plaintes déposées auprès du CSA concernant des chroniqueurs médiatiques.
- Participation au collectif international d'avocats constitué autour du « Grand Jury » de Reiner Fuellmich — voir la fiche Réseau Mondial Grand Jury / ICIC, où le fondateur du mouvement a depuis été condamné pénalement pour détournement de fonds, une information à connaître pour situer ce collectif d'avocats dans son contexte.
III.Garde à vue — mars 2022
Le 22 mars 2022, Me de Araujo-Recchia a été arrêtée à son domicile tôt le matin et placée en garde à vue. Les motifs précis n'ont pas été rendus publics dans les sources consultées par Le Droit des Faits. Elle a été localisée dans la journée et assistée par un avocat. Selon des médias proches de son dossier, elle travaillait à cette période sur une plainte visant des partis politiques.
IV.Nuances et limites
- Une assignation en référé rejetée pour incompétence de la juridiction, ou une plainte déposée, ne constituent pas des décisions de justice sur le fond ; il convient de ne pas confondre le dépôt d'une action en justice avec son aboutissement — Signal ≠ Causalité.
- Me de Araujo-Recchia a publiquement qualifié les mesures sanitaires gouvernementales de « génocide » dans une vidéo largement diffusée en 2021 — une caractérisation juridique extrême, propre à l'intéressée, qui ne correspond à aucune qualification retenue par une juridiction compétente à ce jour et qui doit être clairement identifiée comme relevant de son appréciation personnelle, non d'un fait établi.
- Sa participation au collectif d'avocats du « Grand Jury » de Reiner Fuellmich mérite d'être resituée à la lumière de la condamnation pénale de ce dernier en avril 2025 pour détournement de fonds (voir fiche Grand Jury / ICIC), sans que cela ne préjuge de la nature du rôle spécifique de Me de Araujo-Recchia au sein de ce collectif.
V.Sources
VI.Liens croisés Le Droit des Faits
Ce document peut être librement reproduit et diffusé à condition de conserver la source et de ne pas le modifier.
© Le Droit des Faits — Version 1.0, juillet 2026 · www.ledroitdesfaits.org