Karla Cecilia Pérez Osorio, médecin interniste de 32 ans exerçant à l'Hôpital Général de Zone n°7 de Monclova (Institut mexicain de sécurité sociale, IMSS), a reçu une dose du vaccin Pfizer-BioNTech le 30 décembre 2020 au 105e Bataillon d'infanterie de Monclova. Quelques minutes après l'injection, elle a présenté des picotements aux lèvres et aux extrémités. Un traitement lui a été administré et elle a repris le travail, avant de présenter, environ vingt minutes plus tard, une paralysie des bras et des jambes ainsi que plusieurs crises convulsives, jusqu'à perdre connaissance.
Le Secrétariat mexicain à la Santé (SSa) a confirmé publiquement, le soir même, l'hospitalisation de la médecin en unité de soins intensifs d'un hôpital de haute spécialité de l'IMSS au Nuevo León, avec éruption cutanée, crises convulsives, diminution de la force musculaire et difficultés respiratoires survenues dans la demi-heure suivant l'injection. Le Secrétariat a précisé que la réaction avait été détectée dans la zone d'observation dédiée de la cellule de vaccination, et qu'une étude du cas était en cours pour en déterminer la cause directe.
Selon Milenio, la médecin présentait des antécédents allergiques à certains médicaments (triméthoprime-sulfaméthoxazole), ce qui a conduit la pharmacovigilance mexicaine à devoir déterminer si la réaction relevait d'une allergie liée à sa condition propre ou d'un événement directement lié à la vaccination. Les essais cliniques de phase 3 de Pfizer ne rapportaient, au moment des faits, aucun cas d'encéphalite associé au vaccin. LDDF n'a pas identifié de communication publique ultérieure des autorités mexicaines établissant une conclusion définitive sur la causalité de cet épisode.