L'œuvre de référence du courant dissident sur le VIH/SIDA — un biologiste moléculaire de Berkeley conteste l'hypothèse virale officielle
Publié en 1996, cet ouvrage est le texte fondateur du courant scientifique dit « dissident » sur le VIH/SIDA. Peter Duesberg y developpe la thèse selon laquelle le VIH serait un rétrovirus inoffensif (« passenger virus »), sans lien de causalité avec le SIDA, et que la maladie serait en réalité provoquée par des facteurs non-infectieux : usage de drogues récréatives, toxicité de l'AZT et d'autres traitements antirétroviraux, malnutrition chronique et hémophilie.
Duesberg est professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l'Université de Californie à Berkeley, pionnier reconnu de la recherche sur les rétrovirus dans les années 1970, et membre élu de l'Académie nationale des sciences des États-Unis (1986) — des qualifications réelles et vérifiables qui ont donné un poids institutionnel inhabituel à une thèse par ailleurs très minoritaire. Le manuscrit original a été co-écrit avec Bryan J. Ellison, alors étudiant de troisième cycle dans son laboratoire ; un différend contractuel et de droits d'auteur a ensuite opposé Duesberg et l'éditeur à Ellison.
Ce livre est la pièce centrale du courant dit « dénialiste » ou dissident sur le VIH/SIDA, qui reste très minoritaire au sein de la communauté scientifique et médicale internationale — le consensus établi depuis les années 1980, appuyé par des milliers de publications à comité de lecture, valide l'existence du VIH comme agent causal du SIDA et l'efficacité des traitements antirétroviraux modernes. LDDF référence cet ouvrage pour sa valeur documentaire et historique — la trajectoire d'un scientifique institutionnellement reconnu défendant une thèse minoritaire, et les questions méthodologiques qu'il soulève sur les critères de causalité virale — non comme une validation de ses conclusions.
Principe éditorial LDDF — Signal ≠ Causalité. Cette fiche documente le contenu et le contexte historique d'un ouvrage représentatif d'un courant scientifique minoritaire. LDDF ne valide pas les thèses défendues par l'auteur ; la pluralité des perspectives documentées, replacées dans leur contexte scientifique, est une condition de la compréhension des enjeux.