Directeur de Recherche au CNRS · Institut de NeuroPhysiopathologie (UMR 7051), Aix-Marseille Université · Expert protéine Spike et système rénine-angiotensine (SRA)
« Les ARN vaccinaux n'ont rien à voir avec les ARN messagers naturels : ils ont été modifiés de différentes manières, afin d'être ultra-stabilisés. »
Jean-Marc Sabatier occupe le grade académique le plus élevé de la recherche publique française. Docteur en biologie cellulaire et microbiologie (Aix-Marseille, 1988), titulaire d'une HDR en biochimie, il intègre le CNRS en 1989 et est promu Directeur de Recherche en 2003 — rang le plus élevé de la recherche publique. Il est affecté à l'Institut de NeuroPhysiopathologie (UMR 7051, Aix-Marseille Université / CNRS).
Sabatier est parmi les premiers chercheurs au monde à avoir formulé, dès le début de la pandémie, ce qu'il présente comme le mécanisme central du COVID-19 (publication d'avril 2020, Infectious Disorders – Drug Targets).
Le responsable des maladies COVID-19 ne serait pas directement le virus SARS-CoV-2, mais le dysfonctionnement du système rénine-angiotensine (SRA) — un système hormonal présent dans tous les organes. Le virus utilise le récepteur ACE2 comme porte d'entrée ; en s'y liant, il provoquerait une suractivation du récepteur AT1R, déclenchant inflammations, thromboses et défaillances multi-organes simultanées (cœur, poumons, reins, cerveau, intestins).
Implication qu'il tire pour les vaccins ARNm : la protéine Spike produite par la vaccination utiliserait le même récepteur ACE2 et pourrait déclencher le même dysfonctionnement SRA dans tous les organes — c'est la base scientifique qui unifie, dans son analyse, les effets du virus et ceux des vaccins.
Co-écrit avec la journaliste scientifique Estelle Fougères (Éditions Guy Trédaniel, ISBN 9782813235398), disponible dans les grandes librairies. Sous-titre : « Hommes, animaux, plantes : une contamination du vivant est en cours ». L'ouvrage développe cinq thèses :
Interrogé à plusieurs reprises en 2025 (7e Sommet citoyen, Braine-l'Alleud, mars 2025 ; interviews Kairos et « Votre santé, votre alimentation », déc. 2025) par des éleveurs inquiets de la vaccination ARNm de leurs animaux, Sabatier développe une argumentation technique détaillée.
► Canards d'élevage en France : depuis octobre 2023 (généralisé en avril 2024), le vaccin CEVA Respons AI H5, à ARN auto-amplifiant, est utilisé contre l'influenza aviaire H5 — obligatoire pour les élevages de production de plus de 250 bêtes. Environ 60 millions de canards sont concernés sur la campagne 2025-2026.
► Composition CEVA Respons AI H5 : l'annexe de l'autorisation temporaire d'utilisation (ATU 90053, ANSES) confirme la présence de squalène dans l'excipient, jusqu'à 375 microgrammes pour 20 microlitres de substance.
► Europe : l'EMA a recommandé en 2024 l'autorisation du premier vaccin humain à ARNm auto-amplifiant contre le COVID (mCombriax).
► Stabilité thermique de l'ARN : il cite des études selon lesquelles certains ARN, selon leur structure, peuvent rester stables jusqu'à 100°C pendant 10 minutes ou 80°C pendant 65 heures — d'où son inquiétude qu'un ARN auto-amplifiant survive à la cuisson d'un magret ou d'un foie gras de canard consommé rosé.
► Composition du vaccin CEVA : il mentionne la présence de nanoparticules d'oxyde de fer en plus du squalène, qu'il présente comme des éléments protecteurs de l'ARN contre la chaleur et l'acidité gastrique — LDDF n'a pas retrouvé la mention des nanoparticules d'oxyde de fer dans l'annexe ATU consultée, qui documente en revanche l'ARN auto-amplifiant en support lipidique et le squalène.
► Passage de la barrière intestinale sans enrobage lipidique dédié : en réponse à l'argument selon lequel l'ARN ne pourrait pénétrer les cellules sans enrobage lipidique spécifique, il cite le vaccin porcin Nobivac NTX (plateforme Sequivity, Merck Animal Health, commercialisé aux États-Unis) comme preuve qu'un ARNm auto-amplifiant peut pénétrer des cellules dendritiques sans cet enrobage.
► Extension à d'autres filières : il affirme que la technologie ARNm serait « déjà utilisée en Amérique du Nord sur les porcs, les volailles, les ovins et bovins, ainsi que pour les animaux domestiques » — LDDF n'a pas retrouvé, à ce jour, de confirmation réglementaire indépendante de cette généralisation nord-américaine au-delà du cas Nobivac NTX porcin cité ci-dessus.
► Extension future aux bovins (FCO) : répondant à la question d'un agriculteur sur un projet de vaccination ARNm des vaches contre la fièvre catarrhale ovine, il évoque cette possibilité comme une inquiétude relayée par le terrain — LDDF n'a trouvé, dans son propre suivi de la campagne FCO 2026, aucun vaccin ARNm homologué ou en cours de déploiement pour cette maladie : les vaccins FCO/MHE actuellement utilisés sont tous des vaccins inactivés conventionnels.
Directeur de Recherche au CNRS — le grade le plus élevé de la recherche publique française — avec 280 publications et 55 brevets, Sabatier affiche des credentials institutionnels solides pour traiter de la technologie ARNm. Son livre, publié chez un éditeur commercial et disponible en librairie, documente une réalité qui dépasse la seule question des vaccins COVID humains : un déploiement réel et vérifiable de la technologie ARNm auto-amplifiant dans au moins une filière alimentaire française (le canard). Que ces alertes soient formulées par un chercheur de ce rang constitue un élément documentaire notable — sans que cela transforme ses affirmations non recoupées en faits établis. LDDF documente ici la distinction précise entre ce qui est vérifiable de façon indépendante et ce qui relève, à ce stade, de son seul témoignage.
Sources secondaires consultées pour le volet vétérinaire : InfoduJour.fr (mars et décembre 2025), Nexus.fr, Pangolins et Mantilles (juillet 2025) — rapportant des propos tenus par Sabatier lors d'interventions publiques. Annexe technique ATU 90053 (ANSES) pour la composition du vaccin CEVA Respons AI H5.
Principe éditorial LDDF — Signal ≠ Causalité. Cette fiche documente un parcours d'expertise et des thèses publiées ou déclarées publiquement. Les credentials et les faits vétérinaires de base (vaccin CEVA, composition, cadre réglementaire) sont établis et vérifiables indépendamment ; les thèses sur la transmission alimentaire, la composition exacte du vaccin et l'extension à d'autres filières relèvent de débats ouverts ou d'affirmations non recoupées, à présenter comme des signaux nécessitant corroboration — jamais comme des faits établis. La présence de cette fiche ne constitue pas une validation de l'ensemble des positions de l'intéressé.