I.Fondation et mission
REVAHB a été créée en février 1997 par des personnes ayant présenté des effets secondaires graves après une vaccination contre l'hépatite B, à la suite de témoignages recueillis par le journal « Alternative Santé » concernant des manifestations neurologiques (notamment des scléroses en plaques) survenues dans les semaines ou mois suivant la vaccination. L'association précise explicitement qu'elle n'a aucune visée anti-vaccinale — ses membres étant par définition tous vaccinés — et qu'elle ne remet pas en cause l'efficacité ou l'utilité du vaccin contre l'hépatite B dans certaines conditions ou certains pays. Son objectif premier est de recenser les effets indésirables post-vaccinaux et de veiller à leur enregistrement par la pharmacovigilance nationale (ANSM, ex-AFSSAPS).
II.Reconnaissance judiciaire du lien vaccin/SEP
En 1998, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné le laboratoire SmithKline Beecham, fabricant du vaccin « Engerix B », en retenant que la vaccination avait constitué « l'élément déclenchant » d'une sclérose en plaques chez la plaignante. Cette décision a été confirmée en 2001 par la cour d'appel de Versailles, qui a explicitement retenu un lien de causalité entre le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques dans ce dossier. Le Conseil d'État retient, pour sa part, comme critère de reconnaissance du lien de causalité un délai d'apparition des premiers symptômes neurologiques dans les deux à trois mois suivant la vaccination.
III.Actions documentées
- Selon l'association, REVAHB a assuré la transmission à la pharmacovigilance de plus de 72 % des cas répertoriés auprès de l'ANSM concernant les effets indésirables post-vaccinaux liés à l'hépatite B.
- REVAHB conteste que seule une centaine de victimes ayant subi une vaccination obligatoire au titre de leur activité professionnelle aient été indemnisées par l'État, et demande une reconnaissance et une prise en charge élargies.
- L'association recueille des témoignages concernant diverses pathologies auto-immunes et neurodégénératives post-vaccinales : sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique, diabète insulino-dépendant, thyroïdite, lupus érythémateux, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite, sclérodermie, hépatite auto-immune, myofasciite à macrophages.
IV.Nuances et limites
- Les décisions judiciaires de 1998 et 2001 concernent des cas individuels précis, tranchés selon les règles de la responsabilité civile française (présomption fondée sur la proximité temporelle et l'absence d'autre cause identifiée) ; elles ne constituent pas une reconnaissance épidémiologique générale d'un lien de causalité entre le vaccin contre l'hépatite B et la sclérose en plaques pour l'ensemble de la population vaccinée — Signal ≠ Causalité.
- Le consensus scientifique international sur la sécurité du vaccin contre l'hépatite B reste globalement favorable ; les autorités sanitaires (OMS notamment) continuent de recommander cette vaccination dans de nombreux contextes, tout en reconnaissant la nécessité d'un suivi de pharmacovigilance rigoureux des cas individuels rapportés.
- Le chiffre de « 72 % des cas transmis » à l'ANSM est une donnée avancée par l'association elle-même et n'a pas été vérifiée par Le Droit des Faits auprès d'une source tierce indépendante.
V.Sources
VI.Liens croisés Le Droit des Faits
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