I.Fondation et mission
Mélodie Feron a fondé ce collectif en janvier 2022 après avoir elle-même constaté des dérèglements de son cycle menstruel à la suite de sa vaccination contre la COVID-19, et avoir réalisé, en en parlant autour d'elle, qu'elle était loin d'être seule dans ce cas — le sujet restant peu abordé spontanément. Le collectif recueille et rend publics des témoignages de femmes rapportant retards, absences, reprises de règles ou saignements continus après vaccination, avec pour objectif de documenter un phénomène qu'il considère comme insuffisamment pris en compte par les autorités sanitaires.
II.Actions institutionnelles documentées
- Audition au Parlement européen le 4 avril 2022.
- Audition par une commission d'étude du Sénat français sur les effets secondaires du vaccin anti-COVID, le 6 avril 2022.
- Plus de 7 000 témoignages recueillis en neuf mois d'existence du collectif.
- Une enquête était en cours au sein de l'ANSM sur les effets secondaires de la vaccination COVID-19 sur les cycles féminins, selon les propos rapportés de membres du collectif.
III.État de la question scientifique
La Dr Kate Clancy, anthropologue médicale à l'Université de l'Illinois, a été l'une des premières scientifiques à s'inquiéter publiquement, en février 2022, d'un possible lien entre règles plus douloureuses et abondantes et vaccination anti-COVID, après avoir elle-même connu des règles anormalement abondantes après une première dose du vaccin Moderna. Elle a lancé une enquête conjointe avec la Dr Katharine Lee, chercheuse postdoctorale en médecine.
Une étude publiée le 5 janvier 2022 dans la revue à comité de lecture Obstetrics & Gynecology a mesuré, après une injection, un changement moyen de moins d'un jour dans la durée du cycle menstruel — un effet que les auteurs de l'étude ont qualifié de « rassurant » et de « temporaire ».
IV.Nuances et limites
- Il existe une tension documentée entre, d'une part, une étude publiée en 2022 mesurant un effet moyen mineur et temporaire sur la durée du cycle, et d'autre part, des milliers de témoignages individuels rapportant des troubles plus marqués (fausses couches, endométriose, aménorrhée, ménorragie) ; ces deux éléments ne se contredisent pas nécessairement — une moyenne modérée sur une large population peut coexister avec des cas individuels plus sévères, sans que la fréquence exacte de ces cas graves soit établie par une étude épidémiologique dédiée à ce jour — Signal ≠ Causalité.
- Les témoignages recueillis par le collectif relèvent de déclarations spontanées et non d'un échantillon représentatif construit selon une méthodologie épidémiologique ; le chiffre de 7 000 témoignages ne permet pas, à lui seul, d'établir un taux d'incidence dans la population générale.
- Le lien entre stress (facteur classiquement reconnu comme pouvant affecter le cycle menstruel) et les troubles rapportés post-vaccination a fait l'objet de débats publics ; le collectif rapporte que le Sénat français a estimé, lors des auditions, que le stress seul ne suffisait plus à expliquer l'ampleur des dérèglements rapportés — une appréciation qui reste qualitative et non chiffrée dans les sources consultées.
V.Sources
VI.Liens croisés Le Droit des Faits
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