I.Fondation et mission
Le collectif Navigants Libres s'est formé spontanément après l'annonce, le 12 juillet 2021, de l'extension du passe sanitaire par le président de la République, qui incitait fortement — voire contraignait dans certains cas, selon le collectif — le personnel navigant à se faire vacciner pour continuer à exercer. Le collectif rassemble des pilotes, hôtesses et stewards de compagnies aériennes françaises, sur un total d'environ 24 000 personnels navigants toutes compagnies confondues en France. Il défend la liberté de choix de chaque navigant face à ce qu'il qualifie de thérapies géniques expérimentales, et milite pour un retour à la liberté de circulation aérienne sans contrainte vaccinale.
II.Actions documentées
- Recours juridique déposé devant le Conseil d'État par environ 600 pilotes et personnels navigants commerciaux (PNC), contestant le passe vaccinal.
- Sollicitation par courriel de l'ensemble des députés et sénateurs français ; quelques personnalités politiques ont répondu aux revendications du collectif, dont Martine Wonner, Nicolas Dupont-Aignan et Alain Houpert.
- Intervention au Parlement européen en juillet 2022 (témoignage d'une hôtesse de l'air et de Me Diane Protat), lors d'une conférence organisée avec le concours d'une eurodéputée.
- Coordination avec des collectifs internationaux similaires : « Freedom Flyers » (États-Unis), dockers de Trieste (Italie), « Free to fly Canada » — ce dernier citant, dans un communiqué de mai 2022, environ 30 compagnies aériennes et 17 000 scientifiques et médecins alertant à l'échelle mondiale sur les risques liés à la vaccination du personnel aérien (chiffre avancé par ce collectif partenaire, non vérifié indépendamment par Le Droit des Faits).
- Communiqué encore publié en décembre 2024, signe d'une activité poursuivie au-delà de la période aiguë de la crise sanitaire.
Élément réglementaire néerlandais
Selon l'association néerlandaise des pilotes, la compagnie KLM ne pouvait plus demander à ses nouveaux pilotes leur statut vaccinal contre la COVID-19 ni les rejeter pour ce motif, sous peine d'une amende de 100 000 euros par infraction — un exemple cité par les Navigants Libres pour illustrer une évolution réglementaire européenne plus restrictive sur ce sujet.
III.Nuances et limites
- Les chiffres avancés par les collectifs partenaires internationaux (30 compagnies, 17 000 scientifiques et médecins) proviennent de communiqués de ces organisations elles-mêmes et n'ont pas été vérifiés de façon indépendante par Le Droit des Faits.
- La qualification des vaccins à ARNm comme « thérapies géniques expérimentales » reflète la position du collectif ; elle diffère de la classification réglementaire officielle de ces produits par les agences du médicament européennes et américaines, qui les classent comme vaccins.
- Les préoccupations relatives aux myocardites et péricardites après vaccination par ARNm chez les jeunes hommes en particulier sont documentées par la littérature de pharmacovigilance internationale comme un effet indésirable rare mais reconnu ; leur incidence exacte chez le personnel navigant spécifiquement n'est pas établie par une étude dédiée à la connaissance de Le Droit des Faits — Signal ≠ Causalité.
IV.Sources
V.Liens croisés Le Droit des Faits
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